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11/2020 | AURA - COUVERTURE LIDAR DE LA RÉGION AUVERGNE RHÔNE-ALPES : UN AVENIR TRÈS PROCHE…MAIS !
Le plan de relance, les Fonds pour la Transformation de l´Action Publique, L´ONF et l´IGN ont permis de compléter les financements du programme national Lidar Haute Densité. 56 millions d´euros débloqués sur 5 ans permettront de couvrir la totalité du territoire français avec une couverture Lidar aéroporté à 10 points/m² en moyenne. Afin de pouvoir contrôler les surfaces pastorales et les surfaces herbacées sous couvert boisé déclarées au titre de la PAC, qui ouvrent droit au versement d´une aide, il a été défini que les 38 départements du sud de la France (cf. carte n°1) seront prioritaires et devraient être couvert sur 2021-2022.

1 ) Carte des départements prioritaires à la couverture Lidar,  Cartographie IGN


2) Carte de localisation des placettes permanentes en Savoie, Cartographie ONF

Ainsi toute la région Auvergne-Rhone-Alpes sera couverte d´ici deux ans à l´exception de l'Allier.

Cette couverture Lidar peut être considérée comme un atout très fort car cet outil permettra d´améliorer et d´augmenter les types de données de l´IGN (Modèle Numérique de Terrain, Modèle numérique de Surface, Desserte etc…). L´IGN s´appuiera sur 4 prestataires pour réaliser ce travail. Il n´est cependant pas prévu que l´IGN livre des données dendrométriques. Il conviendra de trouver les fonds pour exploiter les données lidar via une modélisation dendrométrique telle qu´elle a pu être mise en place dans le cadre des observatoires territoriaux des forêts de l´Ain ou de la Savoie. La modélisation dendrométrique mise au point par l´ONF nécessite la mise en place de placettes de calibrage.  Dans le cadre d´un observatoire, il est préférable de mettre en place un réseau de placettes de mesures dendrométriques permanentes permettant de suivre l´évolution de la forêt (cf. carte n°2). Afin d´éviter de multiples campagnes LIDAR très couteuses, l´ONF cherche à mettre à jour la cartographie des hauteurs via les orthophotographies de l´IGN (mise à jour tous les 3-4 ans).

Le lidar pourra à terme être utilisé pour évaluer les hauteurs dominantes, les hauteurs moyennes, les surfaces terrières feuillus et résineux, les accroissements et donc les volumes de bois feuillus et résineux. Des recherches de l´INRAE permettent aujourd’hui, avec encore quelques améliorations à apporter, de réaliser des cartes de maturité des peuplements. La cartographie de l´indice de maturité d´une forêt reste, aujourd’hui, l´outil le plus adapté pour obtenir de l´information à grande échelle, sur la qualité et l´importance de la biodiversité d´une forêt. Concernant les cartographies de changements, coupes et dépérissements, ce sont plutôt les techniques de télédétection dites optiques qui sont privilégiés.

Les communes forestières comme plusieurs autres acteurs de la forêt, sont parties prenantes dans différents observatoires, notamment l´Ain et la Savoie. Ils travaillent avec l´ONF et le PNR des Bauges en Savoie ou encore l´ONF et la CFT du massif du Bugey dans l´Ain.  Le rôle des communes forestières est la valorisation des données issues du Lidar et des modélisations dendrométriques. Le but est d´outiller les élus pour leurs offrir des estimations de volumes de bois d´œuvre, de bois d´industrie et de bois énergie qui soit fiable aux échelles communales et intercommunales. C´est aussi évaluer la maturité des forêts, fournir une cartographie précise de la desserte et de l´exploitabilité des forêts.

Aujourd´hui seul deux observatoires fonctionnent. Un nouvel observatoire est en cours d´installation avancée, un autre va prochainement commencer et un cinquième est en réflexion (Cf. carte n°3)

3 ) Carte de localisation des observatoires territoriaux des forêts. Cartographie ONF



Ces observatoires sont des outils intéressants permettant la valorisation des données lidar aux bénéfices des acteurs de la forêt. Il peut être intéressant de réfléchir à la généralisation de ces outils pour exploiter au mieux cette très grosse quantité de données lidar dont la région disposera très prochainement. Cependant ces observatoires nécessitent des moyens humains et financiers qui ne sont pour l´instants pas mobilisés.

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