Actualités > Isère

03/2021 | 38 - WEBINAIRES DE FORMATION SUR LE VOLET FORESTIER DU PLAN DE RELANCE

Nul ne peut aujourd’hui nier les impacts grandissants du changement climatique sur nos écosystèmes. Les forêts tempérées ne font pas exception à la règle, et il devient urgent pour les politiques publiques, locales comme nationales, d’agir et de mettre des moyens pour garantir l’avenir de nos forêts.

1)      Des forêts en souffrance :

Le monde forestier européen souffre depuis plusieurs années d’une épidémie de scolytes, cet insecte ravageur dont la larve se développe sous l’écorce des épicéas et des sapins jusqu’à la mort de l’arbre. La prolifération des scolytes est malheureusement aggravée lors des années chaudes (l’insecte peut faire jusqu’à 3 cycles de reproduction dans l’année si le printemps et l’automne sont doux), et les arbres affaiblis par les sécheresses sont d’autant plus vulnérables. À cela s’ajoutent les événements climatiques extrêmes qui mettent à mal de nombreux massifs forestiers dont les arbres peuvent déjà se trouver en-dehors de leur seuil de tolérance.

2)      Un besoin d’agir dès maintenant pour garantir l’avenir des forêts :

Étant donné le pas de temps de la sylviculture, de l’ordre du siècle, il est impératif de prendre les devants le plus rapidement possible et d’anticiper le changement climatique. Cela implique d’assister les forêts dans leur adaptation, puisque leur capacité à le faire naturellement est trop lente par rapport à la rapidité du changement climatique.

3)      Des taux d’aide exceptionnels :

Dans le cadre de son Plan de relance, l’État a alloué une enveloppe pour cette adaptation nécessaire des forêts. Le taux d’aide proposé est de 80 % pour les forêts ayant subi des dépérissements à la suite d’incidents biotiques ou abiotiques, et de 60 % pour les travaux d’adaptation des forêts au changement climatique ou les travaux d’amélioration des peuplements pauvres. En Isère, les travaux ciblés sont principalement de l’adaptation des forêts, donc subventionnés à 60 % par l’État. Il est prévu dans ces cas-là des plantations par enrichissement, c’est-à-dire par petits bouquets de plants dans quelques trouées. L’objectif est que les essences plantées, considérées comme mieux adaptées, puissent à terme garantir une régénération naturelle. La plupart des travaux que l’ONF proposera aux communes seront donc des plantations par petits groupes de plants disséminés. Certaines communes pourront cependant réaliser des plantations en plein lorsque leur forêt a dépéri sur des surfaces importantes (subventionnées à 80 %), comme cela a pu récemment être le cas dans les secteurs de plaine, par exemple.

4)      Un calendrier serré et des diagnostics à réaliser le plus vite possible :

Le calendrier imposé par l’État est assez contraignant et requiert une réaction rapide des communes intéressées pour réaliser ces travaux. En effet, le dépôt du dossier devra être fait avant la fin d’année 2021, ce qui est extrêmement restreint. Il est en plus de cela indispensable que la commune commande un diagnostic et le valide pour pouvoir enclencher la démarche du dépôt de dossier.

5)      Récapitulatif des étapes et des échéances clefs pour les communes :

La priorité pour ce printemps 2021 est donc la commande du diagnostic, par délibération du Conseil. Celui-ci permettra d’analyser le contexte stationnel (peuplement forestier, sol, climat…) et de proposer quelques essences forestières ainsi qu’un échéancier et un budget précis pour les opérations.

Vers le milieu de l’année 2021, lorsque ce diagnostic sera fait et présenté à la commune, il faudra prendre une seconde délibération pour l’approbation de tout ou partie des travaux qu’il propose. Alors l’ONF pourra monter le dossier et le déposer avant le 31 décembre 2021 aux services de l’État.

Le service instructeur aura jusqu’au 1er avril 2022 pour notifier de l’approbation du dossier. Deux échéances sont alors à noter pour la commune : effectuer la commande des travaux avant le 15 décembre 2022, et avoir réalisé les travaux dans un délai de 18 mois à partir de la notification du service instructeur.

Enfin, les demandes de paiement devront être clôturées avant le 30 septembre 2024.

6)      Comment faire pour rattraper les webinaires et avoir plus d’informations ?

Si vous avez raté les deux sessions de webinaire que nous avons organisées, vous pouvez prendre contact avec nous (isere@communesforestieres.org) si vous souhaitez que nous vous fassions parvenir le lien de rediffusion, le support de présentation, ainsi qu’un fichier de questions – réponses.

REVENIR A LA PAGE PRECEDENTE